Vous retrouverez toutes ces infos sur le site : http://www.alliancepec-rhonealpes.org/site-all/
Les Associations pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne (AMAP) visent à soutenir l’agriculture de proximité, l’accès à une alimentation de qualité et à un mode de consommation reposant sur la responsabilité et la citoyenneté.
Une AMAP est composée de « consomm’acteurs » qui deviennent partenaires d’une ferme locale. Le principe fondateur repose sur un engagement mutuel et un échange équitable entre l’AMAP et la ferme. Un groupe de consommateurs achète à l’avance à un prix fixe, une part de la récolte d’un agriculteur sur une période déterminée. Ils s’engagent à le soutenir durant toute cette période et partagent avec l’agriculteur les risques et les bénéfices naturels liés à son activité. En échange, l’agriculteur s’engage à mettre en œuvre les moyens nécessaires pour proposer une grande diversité de produits, à privilégier les variétés anciennes et du terroir, et à suivre les méthodes de l’agriculture biologique.
Les produits distribués dans le cadre de ces initiatives sont directement liés à l’agriculture : fruits et légumes, viande, fromage ... Les modes de production utilisés doivent respecter les principes de la Charte d’Alliance Provence sur les AMAP.
Durant la saison, la production est partagée sur la ferme ou sur un point de chute en ville. Chaque consommateur peut alors remplir son « panier ». Les liens qui se créent avec l’agriculteur (visite, discussions sur les modes de production, participation aux travaux, organisation de fêtes...) établissent une relation de confiance et de solidarité.
En participant à ces initiatives, les consommateurs font acte de citoyenneté. Ils participent à une initiative conviviale. Ils prennent plaisir à se rencontrer et à manger de bons produits. Ils s’informent et se forment aux principes de l’agriculture paysanne, et aux questions se rapportant à la santé, l’alimentation et l’environnement.
Ainsi, par rapport à un dispositif classique de vente directe, les AMAP ont pour objectif, outre la fourniture de produits alimentaires de qualité et sans intermédiaire, de modifier les relations classiques de clientèle en créant un collectif solidaire associant des consommateurs et un producteur.
Pour l’Alliance paysans – écologistes – consommateurs (PEC) qui oeuvre au développement des AMAP, une AMAP ne saurait être un simple moyen pour des agriculteurs de commercialiser des produits de leur ferme. Un agriculteur ne vend pas ses produits en AMAP, mais il est partenaire d’une AMAP. Le terme de « consom’acteurs » est préféré à celui de consommateurs pour qualifier les membres d’une AMAP. L’AMAP est donc une association de « consom’acteurs » qui s’engage à soutenir le développement d’une agriculture paysanne par :
- un engagement financier par l’achat à l’avance d’une partie de la récolte sur une période donnée
- un engagement solidaire vis-à-vis de l’agriculteur dans les aléas de production susceptibles d’advenir
- un engagement associatif par la participation aux distributions, à la gestion des adhésions, à la communication et aux animations et ateliers à la ferme.
Elle va de pair avec l’engagement des fermes qui en sont partenaires :
- un engagement économique (fournir des produits régulièrement selon les termes d’un contrat)
- un engagement associatif (rôle pédagogique, d’information et d’animation du groupe de consommateurs)
- un engagement de transparence (fixation des prix, origine des produits, méthodes agronomiques utilisées, référence à l’agriculture paysanne et biologique)
En France, 73% des fruits et légumes sont achetés en grandes surfaces !
ALIMENTATION
Au-delà de la meilleure qualité nutritive et gustative de ces aliments, manger bio c’est aussi, et peut-être avant tout, soutenir un mode de production agricole soucieux et respectueux des cycles naturels. Un label - le logo AB - garantit des produits contrôlés et certifiés par des organismes indépendants. Ils vérifient la bonne application du cahier des charges, soucieux des modes de production et du bien-être animal.
Pour connaître la liste des producteurs bio et des marchés bio de votre région, contacter la FNAB qui fédère les groupements régionaux d’agrobiologistes (GRAB et GAB) :
FNAB (Fédération d’agriculture biologique des régions de France)
40 rue de Malte - 75011 Paris - T : 01 43 38 38 69 - fnab@fnab.org
Vous trouverez aussi dans les guides édités, et en vous renseignant localement, les boutiques et magasins distribuant des produits bio dans votre région. Il existe en France un réseau principal de magasins coopératifs de produits biologiques et écoproduits :
Réseau Biocoop
22 cours Gambetta - 65000 Tarbes - T : 05 62 34 10 37 - infobio@biocoop.fr - http://www.biocoop.fr
Vous pouvez également vous abonner et recevoir chaque semaine un panier de légumes biologiques issus des Jardins collectifs à vocation d’insertion sociale du Réseau Cocagne.
Réseau Cocagne
2, Grande Rue - 25220 CHALEZEULE - Tél. 03 81 21 21 10 - rc@reseaucocagne.asso.fr
Liste et adresses : http://jardinsdecocagne.free.fr/reseaucocagne/reseaucocagne.htm
Certains producteurs locaux ne sont pas homologués AB mais leurs modes de production sont quelquefois au moins aussi rigoureux que ceux du label. C’est en parlant avec eux, en posant des questions et en s’intéressant à leurs critères que l’on estimera si leur démarche répond à notre demande.
Par ailleurs, avant même la création du label national AB, des associations de producteurs avaient créé leurs propres marques. Elles s’obtiennent à partir de cahiers des charges spécifiques :
Nature & Progrès
Fédération de consommateurs, transformateurs et de producteurs bio, en lutte contre l’intensification agricole, les OGM et les effets pervers de la mondialisation.
68 bd Gambetta - 30700 Uzès - 04 66 03 23 40 - nature.et.progres@wanadoo.fr
Biofranc
Marque autonome issue de la FNAB
46170 Castelnau Montratier - tel : 05 65 21 88 06 - fax : 05 65 21 96 16
Demeter
Marque internationale des produits qui répondent au cahier des charges spécifique de la bio-dynamie
5 place de la gare F-68000 Colmar - Tél. : 03.89.41.43.95 - Fax 03.89.41.49.51
Les trois associations, cofondatrices du label AB, ont dû s’en démarquer et ont rédigé, avec d’autres mouvements, une « charte des mouvements de la bio » : http://perso.wanadoo.fr/seves/charte.htm
Par ailleurs, il existe souvent, dans chaque département, une association « Produits et terroirs », association de producteurs agricoles locaux, visant à favoriser la rencontre entre les consommateurs et les lieux de production. (Les modes de production peuvent varier d’une ferme à l’autre. Il convient donc de se renseigner sur la démarche et les méthodes de chaque producteur.)
Contacter les institutions locales (Conseil général, Maison du tourisme,...)
Autres mouvements et sources d’information :
ALLIANCE paysans - écologistes - consommateurs
40 rue de Malte - 75011 Paris - T : 01 43 38 06 28 - alliance@globenet.org
Confédération paysanne
81 avenue de la République - 93170 Bagnolet - T : 01 43 62 04 04
http://www.confederationpaysanne.fr - contact@confederationpaysanne.fr
FN CIVAM (Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural)
140 rue du Chevaleret - 75013 Paris - T : 01 44 06 72 50 - fncivam@globenet.org - http://www.civam.org
CAFES ET RESTAURANTS ALTERNATIFS
Cafés et restaurants bio, végétariens, associatifs et/ou d’insertion, etc. : vous les trouverez certainement dans les guides édités, et en vous renseignant localement.
RESTAURATION COLLECTIVE
Pourquoi de pas demander à l’école de votre enfant et à votre restaurant d’entreprise de vous proposer des produits bio ou issus d’une agriculture durable ?
Quelques associations travaillent sur le sujet :
Alliance paysans - écologistes - consommateurs
Cette association mène une action en faveur des Cantines Bio.
40 rue de Malte - 75011 Paris - T : 01.43.38.06.28 - F : 01.43.38.06.87 -
alliance@globenet.org
CIVAM du Gard
Aide localement collectivités et fournisseurs à mettre en place une logistique d’approvisionnement bio.
Domaine de Puechlong - 30610 Saint-Nazaire des Gardies - T : 04 66 77 11 12
Cohérence (pour un développement durable)
A édité un dossier d’information « Bien manger en restauration collective » (fiche n°6)
2, rue Clairambault - 56100 Lorient - T : 02 97 84 98 18 - association.coherence@libertysurf.fr
COMMERCE EQUITABLE
Les principes du commerce équitable consistent à travailler avec des groupes de producteurs défavorisés dans les pays du Sud, sur une base de relation durable ; payer un prix juste ; défendre les droits de l’homme au travail, préserver l’environnement et l’identité culturelle, fournir des produits de qualité, développer des liens entre producteurs et consommateurs. Il s’agit d’une relation d’échange équitable qui dépasse largement les notions de charité, d’aide et d’assistance.
Les acteurs du commerce équitable vendent des produits artisanaux mais aussi des produits alimentaires pour le quotidien. On peut donc régulièrement s’approvisionner auprès de ces acteurs en café, thé, cacao, chocolat, müsli, biscuits, quinoa (Bolivie), maftoul (Palestine), confitures et jus de fruits de produits exotiques.
Il existe plus d’une centaine de points de vente en France. Vous en trouverez la liste sur le site de la PFCE (plate-forme du commerce équitable) : http://www.commercequitable.org.
Les produits labellisés Max Havelaar sont également disponibles en grande distribution, mais n’oublions pas que cela contribue à valoriser un système contre lequel nous luttons par ailleurs, sans parler des marges bénéficiaires qui vont dans leur poche. Ici, il s’agit davantage de vente de « produits équitables » que de « commerce équitable » à part entière, le principe du commerce équitable incluant toute la chaîne, du producteur au consommateur, donc également la commercialisation et la communication .
À proscrire complètement : les produits auto-proclamés « commerce équitable » ou assimilés, développés par les marques et distributeurs traditionnels, attirés par les nouvelles demandes du consommateur et visant à récupérer la notoriété de leurs partenaires et l’expérience / le savoir-faire précédemment partagés, par exemple avec Max Havelaar. Ces produits ne font généralement pas l’objet de contrôles indépendants et n’ont d’équitable que le parfum du slogan marketing et publicitaire.
Vous pouvez aussi constituer un réseau local, comme l’opération « Couleur Café » créée à l’initiative d’Attac Nièvre en partenariat avec Artisans du Monde. Il s’agit d’un réseau de particuliers qui ouvrent les portes de leur domicile pour vendre des produits alimentaires de consommation courante issus du commerce équitable.
Contact : Bernard Camus (T/F : 03 86 60 12 91) - Stéphanie Picard (steph.picard@wanadoo.fr)
LES GROUPEMENTS DE PRODUCTEURS FERMIERS
C’est ainsi que des producteurs fermiers de la confédération paysanne ont organisé une rencontre de tous les partenaires départementaux pour proposer la création d’une association autour d’une charte garantissant aux consommateurs la qualité fermière :
des méthodes de production respectant les besoins et les cycles naturels des animaux et des végétaux
des ateliers de taille modérée (à échelle humaine)
et des circuits courts de commercialisation où le contact et l’information sont possibles. Etaient aussi exprimés le désir de garantir aux producteurs des conditions de travail et de vie correctes, source de plaisir et de fierté, un revenu décent pour un maximum de paysans grâce à la valeur ajoutée qu’apporte la transformation et la commercialisation, et la possibilité d’installer de nouveaux agriculteurs dans des villages vivants.
LES POINTS DE VENTE COLLECTIFS
Le développement des circuits de commercialisation en vente directe a contribué à une nouvelle réflexion sur la complémentarité entre les paysans. Les Marchés paysans, comme les systèmes de paniers AMAP (un certain nombre d’agriculteurs de l’ADEAR combinent ces deux modes de vente) ont constitué une solution à la crise agricole, notamment dans le secteur des fruits et légumes. Cependant, ces alternatives apparaissent comme des solutions individuelles aux problèmes. En effet, chaque agriculteur doit être en mesure de produire une large gamme de produits pour offrir au consommateur la possibilité de consommer tous les produits de saison (paniers hebdomadaires). Sur les marchés également, les producteurs doivent, pour avoir un banc attractif, produire une grande diversité. Certains produisent plus de 30 variétés de légumes sur l’année. Or le travail sur une ferme très diversifiée, particulièrement en maraîchage est très lourd. Plus le producteur diversifie sa production, plus il devra passer de temps à la culture des différents produits. A cette surcharge de travail, il faut également ajouter le temps de commercialisation (une à deux matinées par semaine pour les marchés, temps de préparation la veille : récoltes, conditionnement...), temps durant lequel les producteurs ne sont plus sur leur ferme pour s’occuper des cultures.
Les agriculteurs engagés dans ces systèmes de vente directe ont donc réfléchi à des solutions alternatives collectives, qui s’appuieraient sur la complémentarité des fermes (situation géographique et potentialité des cultures..) et la mutualisation du temps de commercialisation.
Forts de l’expérience paysanne dans ce domaine en Rhône Alpes, c’est naturellement qu’ils se sont penchés vers l’idée de constituer des Points de Vente Collectifs (PVC). Les Point de Vente Collectifs sont des magasins de vente directe de produits agricoles, gérés collégialement par un groupe de producteurs. Chaque magasin est autonome et indépendant. Ce sont les agriculteurs qui tiennent à tour de rôle les permanences et chacun d’eux livre ses produits. Les PVC sont souvent basés sur un principe de « non concurrence ». C’est à dire que chaque producteur prend en charge l’approvisionnement et la distribution de quelques produits. Ainsi ils ne sont plus obligés de produire toute la gamme de légumes de saison sur chaque ferme, ce qui diminue les surcharges de travail. De même la mutualisation du temps de permanence permet de limiter le temps de commercialisation.
Par ailleurs ce système de vente répond à une demande forte des consommateurs qui recherchent des produits agricoles de qualité directement sortis des exploitations et de l’autre à une nécessaire maîtrise des prix pour couvrir les coûts de production.
Les atouts de cet outil sont multiples : ils permettent D’offrir aux consommateurs un choix important de produits frais et de qualité, De favoriser les produits issus de fermes à taille humaine et de proximité, De garantir aux producteurs et aux consommateurs un prix cohérent, stable et accessible, De réduire la concurrence entre les produits, favoriser leur diversité, De renouer les contacts entre les consommateurs et les producteurs.
Les Jardins de Cocagne sont des jardins biologiques collectifs à vocation d’insertion sociale et professionnelle, créés généralement à partir d’associations loi 1901, à but non lucratif. Ils accueillent des hommes et des femmes de tous âges, qui se trouvent en situation précaire (allocation RMI, sans revenus, sans domicile, chômeurs de longue durée, n’ayant jamais travaillé, etc.) et rencontrent des difficultés d’ordre professionnel, social ou personnel. A travers la production de légumes biologiques et leur distribution, sous forme de paniers hebdomadaires, à des adhérents - consommateurs, ces jardins permettent à des adultes en difficulté de retrouver un emploi et de (re) construire un projet personnel. En développant une action sociale, économique, environnementale et en recréant du lien social dans la proximité (entre les personnes investies : jardiniers, maraîchers, adhérents, voisins, secteur professionnel...), les Jardins de Cocagne se situent résolument au cœur de l’économie solidaire et du développement durable. Tous les Jardins de Cocagne fonctionnent selon 4 grands principes intangibles, énoncés dans leur charte :
1.Une vocation d’insertion sociale et professionnelle de personnes en difficulté,
2.La production de légumes cultivés en agriculture biologique certifiée,
3.La distribution de ces légumes auprès d’un réseau d’adhérents consommateurs,
4.La collaboration avec le secteur professionnel.
Les épiceries solidaires offrent la possibilité aux personnes en difficulté financière de faire leurs courses dans un lieu le plus proche possible d’un magasin traditionnel.
Les épiceries solidaires et sociales apportent une aide, principalement alimentaire, à un public en difficulté économique, fragilisé ou exclu. Dans des espaces aménagés en libre-service, elles mettent à disposition de leurs usagers des produits variés et de qualité, moyennant une faible participation financière : autour de 20% du prix usuel. La contribution financière participe de la dignité des personnes et de la liberté de choix qui sont les valeurs fondamentales des épiceries solidaires.
L'ambition d'une offre alimentaire participative, aussi proche que possible des circuits de consommation traditionnels, est de promouvoir l'autonomie des personnes et leur insertion durable.
Le principe
L'alimentation est un angle d'approche direct de l'action sociale : le manque de nourriture est le stigmate le plus visible de la pauvreté dans la mesure où le repas est un symbole de convivialité et de partage. L'exclusion économique s'accompagne souvent d'isolement, de fragilité morale, ou de perte de confiance.
Un lieu d'échanges
Aussi, l'offre alimentaire des épiceries n'est-elle que le prétexte d'une action solidaire plus vaste: les épiceries sont des lieux d'accueil, d'écoute et d'échanges, aidant les personnes à retrouver, ou à renforcer, l'estime d'elles-mêmes et l'envie de se tourner vers le monde extérieur. Elles organisent des nombreuses activités, afin de donner à chacun la conscience de sa valeur et de ses compétences : ateliers de cuisine, ateliers d'esthétique, ateliers enfants-parents, etc.
Une aide pour un projet
Un des principes fondamentaux des épiceries solidaires est de faire en sorte que la lutte contre l'exclusion ne s'accompagne pas d'une forme d'assistanat.
Demander de l'aide est une démarche difficile, souvent vécue comme une humiliation surtout sur le volet alimentaire, car cette demande traduit essentiellement une inca-pacité à se nourrir ou à nourrir les siens, ce qui est un geste essentiel de la vie.
Pour cette raison, chaque usager est amené à définir, avec un travailleur social ou un responsable de la structure, un projet qu'il souhaite mener à bien pendant la durée d'accès à l'épicerie. Grâce au faible coût des produits de consommation courante, une part plus importante du budget peut être consacrée à une envie, un projet, une amélioration de la vie quotidienne : réparer sa voiture pour pouvoir continuer à travailler, offrir des vacances ou des sorties à ses enfants, améliorer la décoration de sa maison, ou simplement mieux manger.
La durée d'accès à l'épicerie est définie en fonction de ce projet. En général, elle est de 3 mois, renouvelable. Elle dépasse rarement 6 mois.
Le fonctionnement
Partenariats et financements
Les épiceries sociales sont créées avec le concours d'un ensemble de partenaires :
Publics : l'Europe, l'État, les Conseils Régionaux, les Conseils Généraux, les CAF, les villes et CCAS.
Associatifs : le Secours Catholique, la Croix-Rouge, Emmaüs, la Conférence Saint Vincent de Paul, en particulier, ainsi que les associations locales.
Privés : les entreprises, les industries agroalimentaires et la grande distribution.
Les Fondations (Fondation Chèque déjeuner, Fondation de France, …)
Dans quelles conditions peut-on avoir accès à une épicerie solidaire ou sociale ?
L'accès des usagers est validé dans chaque épicerie en fonction de critères socio- économiques et familiaux (composition des foyers) ; de manière générale, le revenu des usagers se situe autour du seuil de pauvreté, mais chaque structure définit ses propres critères d'admission en fonction du contexte local.
Les personnes sont orientées vers les épiceries par les travailleurs sociaux de la fonction publique territoriale mais aussi des associations partenaires. Concrètement, une commission d'accès regroupant les intervenants sociaux de secteur impliqués dans le fonctionnement de l'épicerie valide les dossiers en y attribuant une durée d'accès, un montant de courses réalisables et la validation d'un projet personnel.
S'il s'agit de répondre aux situations de longue précarité, les épiceries offrent aussi à des personnes qui connaissent un ennui financier ponctuel (perte d'un emploi, attente des allocations, déséquilibre budgétaire temporaire, etc.) un " coup de pouce " qui leur évitera de connaître des difficultés plus graves.
Le Public
Chaque épicerie accueille en moyenne 100 foyers par an. Le public des épiceries est essentiellement composé de bénéficiaires du RMI (qui représentent une population de 1,1 million en France en 2006), de " travailleurs pauvres ", de retraités, d'intérimaires, etc. En France, en moyenne 120 000 personnes sont " clientes " des épiceries solidaires et sociales.
Définition prise sur le site: http://selidaire.org/spip/article.php3?id_article=230
publié le vendredi 27 avril 2007
« Les richesses des 350 habitants les plus riches de la terre est égale à la « richesse » (ou la misère ?) des deux milliards trois cents millions des habitants les plus pauvres. Le système monétaire archaïque et périmé continue à régner en faisant des ravages dans l’humanité et nos télescopes sont si puissants que nous ne pourrons plus voir ce qui se passe ici, chez nous. » François Terris.
C’est sur ce malheureux constat que le SEL est né, d’abord outre atlantique, puis en France, en 1995. Il y a maintenant des SEL un peu partout dans le monde, dont plus de 300 sur notre territoire.
Mais, concrètement, un SEL, c’est quoi ?
Après cette définition générique, la diversité est de mise entre les différents groupes :
Association de fait ou association déclarée loi 1901.
Le plus souvent, une contribution financière est demandée (son montant est très variable) afin de couvrir les frais d’édition et distribution d’un catalogue et /ou bulletin.
Certains SEL adoptent le principe du téléphone...arabe ou non. Offres et demandes : le plus souvent, un catalogue est édité, regroupant les offres et demandes de chaque membre, sans aucune censure à l’imagination.
Certains estiment néanmoins que les offres ayant trait à l’ésotérisme, par exemple, peuvent être préjudiciables et les interdisent.
En plus de ce catalogue (ou inclus à celui-ci), beaucoup éditent des bulletins par lesquels les membres du groupe peuvent s’exprimer sur des sujets plus ou moins vastes.
Les échanges sont le plus souvent comptés en référence au temps passé. Par exemple, 1 minute = 1 fleur ou 1 grain de sel ou...un hippopotame. Mais là encore, l’imagination s’exerce avec brio !
La tendance générale est de s’affranchir de la parité avec le franc. Certains utilisent des feuilles « d’échange » (ou « de richesse ») sur lesquelles les participants notent avec qui ils ont échangé et combien d’unités doivent être créditées ou débitées.
D’autres utilisent pour cela des coupons à trois volets (un pour chacun des participants, et un pour le « compteur » du SEL) Coupons ou feuilles sont retournés périodiquement au « compteur » afin que les comptes de chacun soient tenus à jour ; généralement, ces comptes sont portés à la connaissance de tous.
Dans d’autres groupes, des expérimentations d’absence partielle ou totale de comptage sont tentées. Quelque soit le système choisi, l’écrasante majorité s’accorde à penser que le nombre d’unités n’est que la mémoire de l’échange, pas sa valeur et que le lien est bien plus important que le bien.
Aussi nommés Bourse Locale d’Echange, ils sont organisés entre une fois par quinzaine et une fois par trimestre. Ils sont généralement l’occasion privilégiée d’un moment convivial (suivis d’un repas commun, d’une soirée animée, etc...).
Ils sont parfois ouverts aux « visiteurs », à qui l’ont remet des tickets afin qu’ils puissent échanger eux aussi, bien que n’étant pas adhérents d’un SEL Palabres : dans certains groupes, des rencontres régulières ont lieu afin d’échanger non plus des biens ou des services, mais des mots et des idées, en rapport plus ou moins lointain avec le SEL
Certains élisent un conseil d’administration, d’autres choisissent un conseil d’animation (ou vice versa)...les « mandats » sont donnés parfois pour une opération, un semestre, une année...
Ces personnes se rencontrent une fois par semaine, par mois ou tous les deux mois...La volonté la plus commune étant que le maximum de membres participent à un moment ou un autre, en dehors de toute hiérarchie, dans un climat de totale démocratie.
En quantité variable selon les objectifs et convictions de chaque groupe, elles sont assumées par les membres du C.A. ou non, selon les groupes. Dans certains SEL le service rendu est considéré comme un échange avec l’association et donc compté comme n’importe quel échange. Dans d’autres SEL ce travail est considéré comme un acte militant, entièrement bénévole.
Entre les deux, il y a toute une gamme de nuances.
Cela signifie que le SEL peut donner autant d’unités qu’il le souhaite à ses membres, même s’il n’est jamais crédité.
Certains SEL le refusent catégoriquement : pour eux, le compte du SEL ne doit pas risquer de devenir déficitaire.
D’autres l’adoptent sans modération : ils distribuent des unités à diverses occasions (inscription, participation à un marché, etc). Entre les deux, de nombreux termes ont été imaginés. Cette question fait l’objet de débats réguliers entre les membres des SEL, il est difficile de la résumer brièvement.
Certains SEL estiment que pour dynamiser les échanges, une solution est d’inciter les adhérents à ne pas conserver des soldes créditeurs. Ainsi, un taux d’intérêt négatif est appliqué.
Cela entre dans le cadre d’une grande réflexion économique qui ne se résumerait pas en deux phrases !
Certains estiment qu’il est préférable de rester strictement sur un plan local et développer ses ressources propres, d’autres pensent que la rencontre avec l’autre doit toujours être recherchée et qu’il faut à tout prix éviter le repli sur soi.
Certains mettent des conditions plus ou moins pointues aux échanges entre membres de SEL différents, d’autres n’en mettent aucune.
La gestion humaine et pratique de ce type d’échanges est très variée et tout à fait expérimentale. En tous cas, cette question est au cœur des réflexions de nombreuses personnes des SEL.
Les buts et les moyens du SEL ne seraient pas définis de la même manière par tous.
Pour certains, l’accent est mis sur l’économique : le SEL permet à ses membres de subvenir à certains de leurs besoins sans avoir à donner de l’argent.
Pour d’autres, le SEL est surtout un acte de résistance constructive, de militantisme, contre la mondialisation et ce qu’elle engendre d’inéquitabilité et de misère.
Pour d’autres encore, c’est l’aspect relationnel qui prime : le SEL permet la véritable rencontre avec l’autre, est un moyen de combattre l’exclusion ; au-delà de la « rencontre », c’est un véritable réseau de solidarité(s) qui peut se tisser.
D’autres encore insisteront sur ce que le SEL permet d’épanouissement personnel, grâce notamment à l’adoption de critères de valeur plus humains, à la possibilité de devenir utile à un groupe, etc.
Enfin, certains privilégieront le côté « intellectuel », voyant dans le SEL le lieu idéal de réfléchir sur le système économique dominant, la monnaie, les relations humaines, etc, et d’expérimenter des voies alternatives.
Le SEL, en vérité, c’est tout ça, et bien plus encore ! Si la diversité entre les gens et les groupes est importante, il y a néanmoins un « air de famille » frappant : une certaine volonté d’améliorer son quotidien et, de petits pas en petits pas, conduire le monde vers une société plus équitable, plus adulte, plus humaine. La route est longue, elle doit être pavée de respect de la liberté d’autrui, de tolérance.
A partir de ces réflexions, certains ont imaginé que tous les groupes SEL pourraient se réunir autour du texte d’une charte qui définirait « l’esprit du SEL ».
Ceci n’est encore qu’un projet, soumis à la réflexion de chacun. En effet, l’une des qualités assez répandue chez les gens des SEL est qu’ils chérissent leur liberté, et le mot « charte » fait parfois peur.
Texte de 2004 , remis en ligne en sept.2006 afin de permettre de voir l’évolution au niveau des pensées.